Compte-rendu de voyage du groupe de terminales MEL du Likès en République Tchèque


Samedi 7 mai 2005 : Départ de Brest Guipavas. Mais pas pour tout le monde. Un professeur dont nous tairons le nom par pudeur a confondu son passeport avec celui de sa femme. Pourtant, y a pas photo! Il retrouve le groupe à Roissy. Le ton du voyage est donné.

Une compagnie tchèque nous fait prendre l'air
Aéroport de Prague: le groupe est complet

A Prague,Jana nous attend dès l'aéroport. Nous arrivons dans l'auberge de jeunesse située dans une rue chaude du vieux Prague. Malgré les sollicitations, nous refusons la visite du Darling Cabaret. Après un repas expéditif, visite guidée des vieux quartiers by night.

Pour le Darling Cabaret, il faut avoir les moyens
La grand place et Notre Dame de Tyn

Le dimanche, nous combinons shopping et visite de lieux historiques : la place de l'hôtel de ville avec l'horloge astronomique, Notre dame de Tyn, la tour poudrière, l'église St Jacques, un modèle de baroque.Le soir, nous assistons à un feu d'artifice à partir du pont St Charles. Nous avons déjà visité le château et la cathédrale St Guy.

Nous les voyons sous un autre angle : féérique !

Nous allons nous remettre de nos émotions dans une hospoda, taverne aux voûtes … envoûtantes.

 


Lundi 9 mai, Jana nous entraîne dans un téléphérique sur une colline boisée dominant la ville . Nous résistons à la visite d'une mini tour Eiffel et optons pour un palais des glaces (labyrinthe puis miroirs déformants font le bonheur de tous). Dernières emplettes sur le pont Charles avant de récupérer nos bagages.

Jana, une guide exceptionnelle
Charles Dupont, sur le pont Charles, ça le fait !

Direction la gare. Dans le train qui traverse la Bohème, la tension commence à monter chez les élèves : qui et comment sera ma correspondante ? Le temps d'envisager différents scénarios et nous voici en gare de Blansko. En quelques secondes, les " couples " se forment, évitant aux professeurs de jouer les entremetteurs.

Le round d'observation dure quelques secondes à la gare
Nous débarquons dans un cours à Obchodni Akademie

Après une première nuit dans les familles,qui permet à certains de vérifier que l'anglais, ça peut se parler,nous voici dans le lycée où nous sommes accueillis par la directrice et la deputy (responsable des études). Nous visitons quelques classes dans un lycée orienté vers les sections commerciales et médicales. Quelques détails ne nous échappent pas : les bâtiments, qui ont dix ans, sont comme neufs extérieurement et intérieurement. Absence de mur d'enceinte et même de cour de récré. Les élèves ont 10 minutes de pause entre chaque cour de 55 minutes. Le lycée est au sommet d'une colline dont un flanc est gagné par l'urbanisation tandis que l'autre donne sur une vallée boisée.

Tour de chauffe
A la salle de muscu, certains cherchent à frimer

Après un pique-nique, nous allons visiter la principale attraction naturelle de la région : un gouffre karstique au fond duquel un téléphérique nous mère à une grotte : stalagmites et tites nous mènent à deux barques électriques. Le commentaire du guide s'inscrit dans la tradition de l'humour tchèque.

 

Le gouffre est accessible par téléphérique
Ballade en bateau sur fond de commentaire angoissant du guide tchèque
Les stalagtites sont bien accrochées


Au retour, nous visitons la ville de Blansko . Puis chacun organise sa soirée de façon à être opérationnel pour le lendemain 8 heures.
Mardi 10 mai : deux heures de cours d'électronique en vue de l'examen (EP2). Pendant ce temps, le prof de français va faire cours dans deux classes. Certains noms célèbres sont difficiles à reconnaître : Yan Renault, c'est Jean Reno. A l'inverse, le peintre Alphonse Mucha se prononce ici Mourc'ha. De quoi rire…
Nous avons ensuite la chance de visiter au pied levé une entreprise électronique de pointe (Celestrica) qui réalise des cartes pour les plus grands clients mondiaux de la téléphonie et de l'informatique. Nous pouvons la comparer avec la visite récente de Thalès (électronique de défense à Brest). Ils n'ont rien à nous envier. La prétention bien connue des français en prend un coup.
Nous enchaînons ensuite dans le désordre plusieurs visites de châteaux de tous styles et de toutes époques. Dans l'un d'eux fondé par une famille Pouilly d'origine Lorraine,la salle de bal style Empire nous offre l'occasion d'écouter un concert de piano improvisé par une des correspondantes…. Magique dans un tel décor.

 

Dans la cour d'un château
Cimetière juif de Boscovice


Autre grand moment d'émotion : la visite d'un des plus grands cimetières juifs du pays. Beaucoup de tombes ont été profanées à l'arrivée des nazis. Le ghetto de cette ville, Boscovice, abritait environ 8000 personnes. Elles ont toutes été déportées dans les camps d'extermination. Quarante ont échappé à la mort et une seule est revenue vivre dans la ville. Sur les 3 synagogues de la ville, deux, en ruine, ont fini par être rasées pendant la période communiste. La troisième, qui servait après guerre à stocker des pièces de mécanique, a été restaurée en partie et ouverte récemment au public. La guide a bien répondu aux questions des élèves particulièrement intéressés par cette période sombre de l'histoire.

 

Certaines tombes ont échappé aux vandales
Un lycée spécialisé dans la réparation et la vente de Citroën

Autre visite intéressante : celle d'un lycée professionnel spécialisé dans la réparation mais aussi la vente d'automobiles Citroën. C'est d'ailleurs le nom du lycée. Quel dépaysement !
Nous avons enfin passé une journée entière à Brno, deuxième ville du pays, peut-être aussi intéressante que Prague mais moins bien mise en valeur. Les bâtiments industriels y sont présents jusqu'au coeur de la cité, avec, par exemple, une centrale nucléaire. Pourquoi les Parisiens n'en ont pas fait autant?

 

Les visites s'enchaînent à un rythme infernal
La fontaine du Parnasse représente l'Europe triomphante : nous sommes concernés.

Mais déjà voici le vendredi 13 : il faut quitter nos amis tchèques. Pas de pleurs sur le quai de la gare car nous allons les retrouver dans une semaine au Likès. Nous enchaînons successivement train, bus express,métro, tram, avion et enfin voiture.

De gauche à droite : Gabriella, Andrea, Theresa, et Lenka
En bas, Morgan, Gaëtan ,Laurent et Charles

 

Nous réalisons alors que nous pouvons faire de très beaux voyages dans un pays moins " favorisé " économiquement en nous passant de voiture. Serait-ce un des " bienfaits " du communisme ? C'est en tout cas le fruit d'une organisation remarquable et d'une disponibilité exceptionnelle. Merci à nos amis tchèques et vive Comenius !

 

Yvona nous quitte à Brno : Laurent rejoint le groupe.
Vive Comenius, théologien et pédagogue tchèque qui encouragea l'apprentissage des langues

Un grand merci à l'AEL qui nous a soutenu pour mener à bien ce projet.