Sous le toit, entre les murs… 150 ans de Vie au Likès !

Dernières images du vieux bâtiment ! Ce jeudi matin, je suis monté sur la plateforme de l’éolienne pour voir une dernière fois ce toit qui a abrité tant d’élèves pendant plus d’un siècle ! J’ai pensé aux nombreux pensionnaires de l’école des Likès qui, depuis 1864, ont dormi sous le toit du premier bâtiment de notre école.

Ceux qui vivent encore, en revoyant le vieux bâtiment, revoient sans doute, avec nostalgie, des moments heureux de leurs jeunes années. Dès la semaine prochaine, les travaux de démolition vont être engagés et progressivement, ce vieux vestige des premiers temps va disparaître.

Voici le texte de l’historique qui relate les constructions sur la propriété de la Maison Blanche, en haut du Champ de Foire de Quimper.

« Les travaux commencèrent le lundi 23 Avril 1860. Le 17 juin de la même année eut lieu la Bénédiction de la première pierre. Le procès verbal de la cérémonie, écrit sur parchemin, est enfermé dans une boîte de plomb scellée dans la pierre monumentale. En voici la teneur :

 

En 1837, Monseigneur de Poulpiquet, évêque de Quimper, et M. le Baron Boullé, préfet du Finistère, créèrent, dans une partie du local du collège, une école dite des Likès, en faveur des fils des fermiers des bonnes familles de la campagne.

Cette école fut successivement dirigée par MM. Guilcher et Morisset, prêtres.

En 1846, elle fut confiée aux Frères des Ecoles Chrétiennes, disciples du Vénérable de la Salle, déjà établis dans la cité depuis 1828 (Ecole communale).

En 1843, une chaire d’agriculture y fut ministériellement annexée.

En 1854, le frère Charlemagne, 1er Directeur, acquit une terrain d’environ deux hectares, avec intention d’y construire, la partie du Collège affectée temporairement à l’école des Likès étant trop exiguë, attendu les développements successifs de ladite Ecole appelée désormais Pensionnat Sainte-Marie.

 

Enfin, en 1860, sous le directorat du Frère Dagobert, sous le généralat du très honoré Frère Philippe, sous les glorieux règnes de Napoléon III, empereur, et de Pie IX, pape, fut construite cette maison appartenant, comme le terrain, à l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes, l’une et l’autre ayant été achetés par eux et payés de leurs propres deniers, fruit de leurs économies et de leurs privations.

Et ont signé les Directeurs, sous-directeurs et autres profès de la communauté, et autres des communautés voisines, le jour de la Bénédiction de cette pierre monumentale, par Monseigneur René-Nicolas Sergent, Evêque de Quimper et de Léon, qui a eu lieu en présence de M. le Baron Richard, préfet, de M. Porquier aîné, Maire, des principaux membres du conseil général et du conseil municipal, des dignitaires de la Cathédrale, d’un nombreux clergé et d’une immense population. Quimper, le 17 juin 1860.

Puis viennent les signatures des 26 Frères. »

Les paysages du Likès, de Quimper et de Kerfeunteun vont changer. Voici quelques photos où, du haut des bâtiments, près de 150 ans nous contemplent !

Depuis 54 ans, la statue de Marie, l’Immaculée Conception, Patronne du Likès (anciennement Pensionnat Sainte Marie) surveille et protège les jeunes likésiens qui s’ébattent dans la cour de récréation. En 1954, cette statue, promise par la Direction lors de la Libération de l’École, de l’occupant allemand, était enfin érigée.


Les différents travaux engagés depuis pour adapter l’Établissement ont beaucoup modifié la physionomie du Likès. Qui sait encore que cette partie de l’espace central a été la cour Sainte-Marie appelée aussi « cour des élèves moyens » (alors que tous nos élèves sont bons !) ?

Et ce n’est pas fini ! Je sais que les prochains bouleversements du paysage likésien posent à notre Frère Directeur beaucoup de soucis. Et pas que financiers !

Après la restauration des statues de Saint Éloi (travaux de rénovation des ateliers) et de Saint Yves (travaux de rénovation du collège) quel sera le sort réservé à Sainte Marie ?


« La Vierge Marie a gardé nos murs …

« Elle protègera les âmes et les vies …

« Elle sourit gracieusement à la Jeunesse qui s’ébat sous son regard … »

Elle inspirera sûrement Frère Jean-René pour que sa statue (celle de la Vierge !) ne redevienne pas 1,2 tonnes de granit de Kersanton !

Revenons sur son histoire.